Comment adapter le réseau électrique pour accompagner la transition énergétique ?

Cette plateforme de concertation concerne le projet de Schéma Régional de Raccordement au Réseau des Énergies Renouvelables (S3REnR) de Bourgogne-Franche-Comté.

A la demande de l’Etat, ce projet de schéma a été élaboré par RTE, gestionnaire du réseau public de transport de l’électricité, en accord avec Enedis et la SICAE Est, gestionnaires des réseaux de distribution de l’électricité en Bourgogne-Franche-Comté.

Pour mieux nous connaître : Qui sommes-nous ?

Pour vous informer sur le projet de schéma : Le projet de schéma.

Pour consulter la carte des ouvrages électriques à renforcer ou à créer envisagés dans le S3REnR : Carte

Du 23 novembre 2020 au 11 janvier 2021, vous avez pu contribuer via cette plateforme numérique de concertation et nous vous en remercions. Toutes vos contributions restent accessibles.

 

L’équipe de concertation RTE

 

 

Vidéo : Qu'est-ce que le S3REnR Bourgogne-Franche-Comté ?

             Comment est-il élaboré ?

 

 

Vidéo : Comment participer à la concertation du S3REnR Bourgogne-Franche-Comté ?

 

Consultez les dernières contributions déposées :

Consistance du schéma
Contribution n°69 - le 11 janvier 2021

Bonjour,

Vous trouverez en pièce-jointe la contribution de Voltalia.

Bien cordialement,

lien vers la contribution

Consistance du schéma
Contribution n°68 - le 11 janvier 2021

Concertation RTE – Maires ruraux 71
Schéma régional de raccordement au Réseau des Energies Renouvelables (S3REnR)

Dans le domaine de l’énergie, le SRADDET de la région BFC retient un objectif pour l’année 2030 d’une capacité installée de 3 800 MW de production électrique solaire photovoltaïque, qui sera la principale énergie renouvelable à l'avenir. Ce jalon pourrait permettre d’atteindre l’objectif à 2050 : 10 800 MW de solaire photovoltaïque.

L’association des Maires ruraux de Saône-et-Loire considère cet objectif comme légitime, il doit permettre de mobiliser de nombreux producteurs, y compris les petites installations afin d’évoluer vers un schéma de production permettant de recueillir des sources d'énergies décentralisées.

Dans les territoires ruraux, plusieurs projets photovoltaiques sont en cours d’étude. Ces projets ont tendance à se multiplier au fur et à mesure du remplacement ou de la création de nouveaux bâtiments agricoles, dans le cadre de projets de centrales photovoltaiques au sol, et d’études d’implantation de panneaux sur les toits des bâtiments publics.
La somme de ces projets pourrait représenter une puissance installée de quelques dizaines de MW, et nécessitera dans certains cas un renforcement du réseau.

Les conditions de succès du développement de ces ouvrages décentralisés tiendront à la mutualisation des coûts,
permettant de ne pas faire porter l’ensemble de ces dépenses au premier projet raccordé. Un frein au développement des énergies renouvelables existe lorsque des investissements importants sont nécessaires pour renforcer le réseau Enedis/RTE.

Pour éviter de pénaliser les petites installations, la réglementation prévoit une exonération de quote-part pour les projets de puissance inférieure à 250 kW et une réfaction sur la quote-part pour les projets de puissance inférieure à 5 MW. Il reste que la quote-part de 58 000 € par MW est trop élevée et éliminera certains projets.

Une identification du foncier dans le cadre des PLUI/PLU permettrait d’accélérer le développement de l’énergie solaire photovoltaïque. Par exemple, elle pourrait se traduire par la mise en œuvre d’appels à projets pour mobiliser du foncier permettant l’agri-photovoltaisme efficient.

Le S3REnR doit donc être souple et évolutif.

JF Farenc et le Bureau de l'UMCR 71

Consistance du schéma
Contribution n°67 - le 11 janvier 2021

Bonjour,
Je vous remercie de trouver ci-joint la contribution de la Chambre d'agriculture de Saône et Loire,
Restant à votre disposition,
Cordialement,

lien vers la contribution

Consistance du schéma
Contribution n°66 - le 11 janvier 2021

La Communauté de Communes du Clunisois (71) est engagée depuis 2013 dans une démarche de Territoire à Énergie Positive, visant en premier lieu à réduire les besoins en énergie et modifier les usagers, et en second lieu à les couvrir par des énergies renouvelables locales.

Le S3RER concerne les réseaux haute et très haute tension, au-dessus de 50kV (HTB), gérés par RTE, et tous les autres (BT (jusqu'à 1kV, et HTA de 1kV à 50kV), gérés par ENEDIS.

Sur le territoire de la Communauté de Communes du Clunisois, le réseau RTE ne comporte qu'une ligne 63kV, alimentée par Mâcon et dirigée vers un poste de transformation à Cluny. Selon le bilan de puissance du poste de Cluny, il reste beaucoup de capacité d'accueil sur ce poste mais hors de portée de projets d'importance qui pourraient être prévus loin de Cluny. L'implantation de centrales de production d’EnR de plus de 12MW sur notre territoire est actuellement problématique en dehors d'un rayon de 20km autour du poste de Cluny, fortement coûteuse dans tous les cas.

Le territoire rural du Clunisois est desservi par un réseau électrique HTA et BT « descendant » (de la source vers l'utilisateur). Ce modèle, qui se justifiait avant, et se justifie encore aujourd'hui, ne permet pas cependant dans certains cas d'accueillir des projets EnR sans renforcement du réseau ou injection de la production à un endroit où techniquement la capacité de la ligne est suffisante pour remonter l'énergie. Il en résulte des coûts de travaux qui peuvent mettre en péril les projets.

Ainsi, dans les cas de centrales EnR en zone rurale, il sera nécessaire de créer une antenne du réseau public pour recueillir la production d'EnR. C'est le cas des centrales PV sur les bâtiments agricoles ou au sol, d'éoliennes, de méthanisation ou de centrales hydrauliques qui peuvent être sur des parcelles non desservies par le réseau public. Ces situations sont imprévisibles avec exactitude mais seront très fréquentes, au fur et à mesure du remplacement ou de la création de nouveaux bâtiments agricoles, ou avec des projets de centrales PV au sol.

Dans tous les autres cas, ENEDIS évaluera le besoin de renforcer le réseau existant car ENEDIS est le garant du respect du maintien de la tension (et de la fréquence). Par contre, en cas de fort déséquilibre entre une situation de faible consommation et de forte production, ENEDIS devra prévoir le renforcement du réseau pour éviter ce déséquilibre.

Ces renforcements sont inéluctables si la région souhaite améliorer son autosuffisance énergétique électrique (15% à ce jour). Sur nos territoires, peu de gros consommateurs donc peu de grosses lignes électriques. La moindre implantation d'une centrale de quelques dizaines de kW pose problème. Mais cela est difficilement gérable au niveau régional du S3RER, à moins d'une contribution financière complémentaire à la réfaction de 60% (décidée au niveau national) accordée aux producteurs déjà raccordés sur certaines composantes de prix (rabais qui est récupéré via le TURPE).

En conclusion, en l'absence de projet d'importance identifié en amont, il est difficile de prévoir de nouveaux besoins pour le réseau HTB. Nos besoins se limitent à des créations d'antenne ou des renforcements ponctuels du réseau BT ou HTA. Il importe qu'une enveloppe financière dédiée soit prévue, en plus du taux de réfaction de 40%. L'adaptation du réseau local ne doit pas être un frein au développement de la production d'énergie d'origine renouvelable.

Il serait donc pertinent d’avoir de la souplesse dans les propositions d'extension futures des réseaux HTB. Bien qu’un schéma pluriannuel paraisse utile, sur le terrain on se rend compte que les créations de sites de production sont souvent liées à des opportunités comme par exemple les changements de municipalités ou le décès d'un propriétaire de terrain. Si nous sommes dans des schémas trop stricts, le territoire risque de ne pas pouvoir répondre favorablement à ces opportunités qui à terme devraient permettre de produire la totalité du peu d'énergie que notre territoire consomme, voire d'en disposer en plus pour d'autres territoires.

Transition énergetique
Contribution n°65 - le 11 janvier 2021

En préambule, bien que cela ne fasse pas partie de cette concertation : Il faut mettre en avant la réduction de la consommation d’énergie, dont l’électricité, est un impératif de la transition énergétique. Les sources et les lieux de productions devraient déjà être pensé pour s’adapter à cette variation à la baisse de cette consommation dans les années à venir, de même que le réseau à grande et petite échelle.
La décision récente d’EDF, lors de son conseil d’administration du 16 décembre 2020, d’envisager rapidement la construction de 4 nouveaux réacteurs nucléaires de type EPR en France ne va, à notre avis, pas dans ce sens. L’un d’eux est d’ailleurs prévu sur le site du Bugey, très proche de notre région. Cela aura probablement des conséquences sur le réseau d’alimentation de l’Est de la France (et ce d’autant plus après la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim) dont une majorité des liaisons passeront par la Bourgogne Franche-Comté. Même s’il s’agit de lignes HT ou THT, elles alimenteront en partie les réseaux locaux. Cela ne sera pas sans conséquence sur les réseaux de proximité et même le S3REnR.
Envisager de tripler la production ENR dans notre région nous semble intéresssant et réaliste si cela s'accompagne d'une baisse forte de la consommation. Mais cela rsete en contradiction avec l'ajoute d'une nouvelle production issue du nucléaire non renouvelable, dangereuse et sans solution pour les déchets.

La consultation pour la révision du S3REnR de BFC amène F NE Doubs-Territoire de Belfot à faire des remarques allant de la réserve aux questionnements.  Nous nous louons de l’esprit de  concertation qui est le bienvenu. Le Schéma élaboré et soumis  en  BFC est un schéma parmi les autres en France où il est un maillon dans une longue chaîne qui est aussi européenne. L’examen des acteurs, ayant des statuts juridiques de sociétés, nous laisse craindre que les grands axes de la politique énergétique seront, pour une part significative, ceux de  grandes entités nationales et internationales et qu’ils prévaudront sur des objectifs plus respectueux des intérêts de la planète et des territoires. L’instabilité des statuts privés ou public des entités comme EDF, la puissance des intérêts privés peuvent dénaturer à la fois les objectifs et le respect des conditionnalités. Parmi les objectifs et les conditionnalités  nous évoquons : le principe E.R.C.,  la recherche du zéro-phyto avec échéancier, une lutte draconienne contre les fragmentations et un respect des TVB et Trame noire,  le respect des zones naturelles sensibles, la suppression du recours au SF6, préservation des sols, la pratique d’une transparence totale et en amont dans les phases concrètes. Nous mettons en garde contre un déploiement qui stimulerait un excès de recours au bois énergie et nous considérons que son utilisation comme source de production d’électricité ne doit pas être une option. Nous souhaitons qu’un suivi  responsable et représentatif des réalisations du Schéma soit mis en place avec des moyens. Ce suivi doit aussi concerner les effets sur l’urbanisation. Nous sommes assez interrogatifs sur la gestion par numérisation (techniques et lieux d’implantation) et leurs conséquences (émission d’ondes électromagnétiques). Nous souhaitons donc une transparence totale en temps réel. De façon globale, il conviendra de mesurer comment ces raccordements auront contribué ou pas à la sobriété énergétique, ou s’ils auront seulement contribué à l’augmentation de la quantité d’énergie utilisée. Une mesure des pertes sur les lignes devra être communiquée en mesurant les effets de ce schéma. Une communication des projets inclus dans le déploiement de ce schéma doit être faite auprès de tous y compris auprès des associations environnementales.
Préconisations pour le S3REnR :
• Appliquer le principe ERC (Eviter, Réduire, Compenser)
• Raccourcir les distances entre lieu de production et lieu de consommation
• Eviter absolument les traversées de zones naturelles protégées
• Enterrer le plus possible de lignes, sauf s’il s’avérait, dans certaines situations, que cela soit plus nocifs pour l’environnement
• Soutenir les "centrales villageoises", c'est-à-dire la production dans et par le village pour une consommation locale
• Privilégier les installations de panneaux solaires sur des bâtis où le réseau existe déjà
• Privilégier une production autonome pour les bâtiments isolés qui nécessitent un réseau disproportionné par rapport à une consommation faible

Quelques préconisations sur les futurs sites ENR dont l’implantation sera bien sûr déterminante pour le S3REnR :
• Ne pas produire d’électricité à partir de biomasse bois qui en s’ajoutant au développement des chaudières bois détruiront les forêts doubiennes et autres, déjà mises à mal par le réchauffement climatique et les parasites dont les attaques sont ficlitées par la fragilisation des arbres
• ne réaliser aucune installations au sol qui induise d’artificialiser de nouvelles surfaces.
• Pour les sites d’implantation d’éoliennes éviter les passages de migrations des oiseaux et les lieux à fortes présences de chiroptères.
• Autant que possible, ces nouvelles installations devront se faire avec des investissements locaux et drainer une économie de proximité, tout en permettant aux habitants de garder une maîtrise directe sur les sources d’énergie.